Soleil. Risques et bienfaits.


Voici la période estivale ! Les rayons solaires génèrent chaleur et lumière qui renforcent un sentiment général de bien-être et stimulent la circulation sanguine. Nous avons pourtant des rapports complexes avec le soleil. D’un côté on nous en vante ses bienfaits et de l’autre, face à l’accroissement constant du nombre de cancers de la peau, de nombreuses campagnes de prévention mettent l’accent sur les dangers du soleil et les moyens de s’en prémunir.

BIENFAITS

Le soleil rythme nos cycles biologiques et intervient dans notre équilibre psychique, le sommeil, l’humeur et nous apporte les rayonnements nécessaires à la synthèse de la vitamine D. Une exposition d’une vingtaine de minutes quotidienne permet de synthétiser la quantité suffisante de vitamine D essentielle à la fixation du calcium sur les os. Elle a un rôle important puisqu’elle accroît non seulement l’absorption du calcium et du phosphore présents dans les aliments mais joue un rôle décisif dans le développement du squelette, de la fonction immunitaire et la formation des éléments figurés du sang. Les personnes âgées qui ne sortent plus, les femmes ou les sujets dont la peau est très pigmentée et qui vivent dans des pays situés à des latitudes élevées où l’intensité des UV est relativement faible sont souvent carencés.

RISQUES

La peau dispose de systèmes naturels de défense qui lui permettent de faire face aux agressions du soleil. Le système naturel est parfois insuffisant car la nature n’avait pas prévu autant d’exposition au soleil ni l’existence des photosensibilisants. La peau, bien plus qu’une simple enveloppe et variable selon les individus, est le siège de nombreuses fonctions et protège l’individu contre les agressions mécaniques, chimiques, microbiennes, solaires et thermiques.

Outre les effets à court terme bien connus d’une surexposition au soleil, tels que les coups de soleil ou réactions allergiques, les effets à long terme font courir un risque à vie. Bien plus que la sous-exposition, la surexposition aux UV reste donc le principal sujet de préoccupation pour la santé publique.

Chacun a son capital soleil : plus on s’expose jeune, plus on consomme vite son capital soleil. Ce qui est dangereux c’est, non seulement l’exposition intense qui aboutit au coup de soleil, mais aussi la somme totale des expositions durant toute la vie. Plus la peau est claire (phototype), plus les défenses naturelles vis-à-vis du soleil sont faibles, plus vite le « capital » soleil est entamé et donc plus la photoprotection doit être forte et prolongée. 

Le coup de soleil est particulièrement dangereux avant 10 ans. Le principal facteur de risque de cancers de la peau : les surexpositions de l’enfance avant l’âge de 15 ans. 

Les allergies au soleil ou lucites sont des éruptions déclenchées par les rayons solaires. La lucite estivale bénigne est la plus fréquente, elle est souvent qualifiée « d’allergie au soleil ». Une protection solaire stricte qui proscrit les « bains de soleil » permet souvent de l’éviter, la prise préventive d’antipaludéens de synthèse évite les poussées dans les cas plus sérieux. 

Toute modification cutanée persistante doit conduire à une consultation dermatologique.

Comme la peau, les yeux sont fragiles et sensibles aux UV qui peuvent entrainer des lésions. Ophtalmie (coup de soleil sur la cornée) surtout en montagne par réverbération du soleil, kératite, cataracte, lésions de la rétine… 

Par ailleurs, déshydratation et insolation sont des conséquences d’une exposition à une température extérieure trop élevée avec des pertes importantes d’eau (sueurs, diarrhées) non compensées. Elle se traduit également par de la fièvre, puis des troubles de la conscience et du comportement.